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Les Accords saveurs
L’accord des plats et des huiles d’olive.
L’huile d’olive a toujours été considérée comme le plus noble des corps
gras alimentaires. L’huile d’olive, première pression à froid, est une
huile moelleuse qui permet l’assaisonnement de tous les plats chauds ou
froids.
Plus ou moins douce, plus ou moins fruitée, son goût varie en fonction
du terroir et des variétés d’olives assemblées, du climat, du temps de
stockage des olives avant trituration et bien sûr des moulins. Comme
pour le vin, il existe des crus différents.
Pour les accords des plats et des huiles d’olive, deux règles prévalent
:
celle de la concordance et celle des fruités.
La règle de la concordance
Douceur de l’huile avec douceur des plats:
Les huiles d’olive douces au fruité léger, comme la Salonenque,
s’accorderont avec des plats dont le goût des ingrédients ne doit pas
être masqué. Dans ce cas, l’huile d’olive ne fera que rehausser la
saveur du plat, tels que : carottes râpées, certaines salades comme la
laitue, les poissons pochés, les courgettes…
Force du fruité de l’huile avec des plats forts en goût:
Les huiles d’olive fortes en fruit, de type Aglandau ou Traditionnelle,
s’accommoderont d’aliments au goût fort comme les poivrons, les
artichauts, les anchois, les poireaux, les choux…
La règle des fruités (avec la
participation de Christian Pinatel, Chambre d’agriculture, Aix en
Provence)
Le fruité vert
Il s’agit des huiles d’olive de type Salonenque et Aglandau. Les arômes
dominant rappellent l’olive, l’artichaut, l’herbe fraîche. Très stable à
la chaleur, ces huiles peuvent être utilisées dans tous les plats chauds
et froids. Il faut alors se référer à la règle de concordance.
Le fruité noir
L’huile d’olive Château Virant Traditionnelle élaborée à partir d’olives
affinées, correspond à ce type de fruité. La vanille, le sous-bois,
voire le chocolat, sont les arômes présents en bouche. Cette huile,
moins stable à la chaleur, comporte un arôme résiduel intense que l’on
retrouve isolé après la cuisson. Il est préférable de l’associer aux
plats chauds typiquement méditerranéens ou à des plats épicés ou
comportant des arômes persistants concurrentiels (ail). Cette huile
s’accommode bien avec le goût de l’iode (crustacés, thon à la poêle).
(Extrait du livre «Château Virant – Saveurs provençales » par Christine
Cheylan Haccuria).
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